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en Quelques Jours

À propos

Ce que j’aime

, , , , , , , , , , , , , , , l’herbe grasse, , l’odeur du pain grillé, ah, non, je fais un avc, , , , , , , le ciel plein d’étoiles, , , , les mains qui savent faire les choses, , , , , , , les pêcheurs le matin, , , , , les pas de danse sans musique, une clé qu’on retrouve, le soleil qui réveille entre les lattes du volet, les animaux qui dorment en boule, les vieux bancs, un silence partagé, le tic tac de la montre, une fenêtre allumée dans le noir, le crépitement de l’allumette qui part, les dessins sur une vitre embuée, les chiens qui rêvent en dormant, la poussière qui danse dans un rayon de soleil, , , , , , , , , , , faire sonner les cloches, les mains couvertes de farine, les reflets sur le macadam mouillée, le cliquetis des mâts dans un port, une pêche dont le jus coule sur les doigts, les tickets qu’on garde entre les pages d’un livre, les cheveux mouillés qui marquent l’oreiller, le pianiste penché sur son clavier, les bateaux qui tirent doucement sur leurs amarres, un coquillage retrouvé dans une poche, les villes juste avant leur réveil, les boutons recousus avec un fil de la mauvaise couleur, les épaules rougies par le soleil, les choses qu’on retrouve dans la poche d’un vieux manteau, les mains à la peau tannée, les épaules qui se frôlent en marchant, les guirlandes qui s’allument en été, les mouettes qui flottent dans les airs du port, les mains noircies par les mûres, les flaques qui gardent le ciel, les chaussures alignées près d’une porte, les cailloux que l’on ramasse sans savoir pourquoi.

Léonard Kondakji