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en Quelques Jours

Une lettre à toi

Que tu sois mon frère, mon père, mon ami, un étranger ou mon ennemi dans un quelconque conflit.


Je puis ne pas te connaître et il se peut que tu ne me connaisses pas. Mais sache que ou que tu sois, qui que tu sois, je t’aime. Sincèrement, je t’aime.


La vie est une chienne. Elle le sera bien assez envers toi pour ne pas que tu ais à haïr. Pour pas que tu n’ais à te faire haïr.
Le monde brule d’une flamme, animée par nos émotions. Vit, ne regrette rien, aime, va de l’avant.


J’ai eu l’indécence de voir avant d’avoir vécu. J’en ai perçu une animosité, une haine incandescente, brûlant d’une flamme vive, dansante et torturée. Cette flamme, noire, me lacérait tel un démon enfermé en moi. J’en ai attraper un mal-être profond, une sorte de grippe. Les yeux vides, déçus, m’attendant toujours à voir ce que j’avais déjà vu. Je n’attendais rien, je n’espère plus rien. Je souhaite seulement ne plus voir, me cacher, j’ai honte mais j’en ai marre. Elle me torture, je ne veux plus rien lui donner à manger, je veux la voir s’amenuiser jusqu’à presque disparaître. Presque, par ce que cette flamme est moi, je suis elle. Elle se nourrit de ma douleur et moi de sa chaleur.


Plus d’espoir. Pour moi.


Toi, danse, lit, dessine, boit, mange, respire, enivre toi du parfum doux, tel l’odeur d’une mere te berçant en son sain. Du parfum de l’espoir. Aime, rit. N’abandonne pas.

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